Accueil Actualité La fusion entre les groupes PSA et Fiat Chrysler est-elle une bonne idée ?

La fusion entre les groupes PSA et Fiat Chrysler est-elle une bonne idée ?

par Sam

C’est l’actualité chaude de la semaine. Alors qu’entre Renault et Fiat Chrysler, rien n’est moins sûr, des bruits de couloir resurgissaient concernant un rapprochement entre PSA et Fiat Chrysler. Il en était déjà question avant même que la question d’une fusion avec Renault se pose. Finalement, le sujet revient sur le tapis et même Carlos Tavares, PDG de PSA, confirme que des négociations ont été relancés. Concrètement, est-ce une bonne idée qu’une telle fusion ait lieu ?

Parce que le groupe Fiat Chrysler, c’est Jeep et Ram qui ont un succès, mais dèrrière, les marques Fiat et Alfa Romeo galèrent. Et ne parlons pas de Lancia, sur le point de mourir avec le modèle unique Ypsilon uniquement vendu en Italie. Et bien sûr, Maserati, qui devait conccurencer Porsche mais qui, au final, ne s’en sort pas non plus.

Le groupe PSA, c’est Peugeot, Citroën, Opel/Vauxhall et DS. C’est seulement cette dernière qui galère à fonctionner. En France, les ventes arrivent, mais ça ne marche pas en dehors du pays d’origine. Même en Chine, elle a du mal. Mais ce que PSA possède, c’est la plateforme e-CMP qui permet l’électrification. Chez Fiat Chrysler, il y a du retard à ce niveau. Par contre, Fiat Chrysler peut apporter à PSA les moteurs V6, la propulsion ou la transmission intégral et surtout, l’exposition en Amérique. C’est surtout cette dernière qui intéresse PSA, car elle souhaite exporter les modèles Peugeot et DS sur le continent américain.

Le problème de cette fusion, c’est que même si ce serait Carlos Tavares qui la dirigerait, la famille Agnelli qui détient actuellement Fiat Chrysler veut rester majoritaire même une fois la fusion actée. De plus, elle ne souhaite pas que cette fusion se déroule via un échange d’actions.

Pourquoi je ne sens pas cette fusion ?

J’ai l’impression que fusionner PSA avec Fiat Chrysler est une mauvaise idée. Si l’Etat français ne voulait pas que Renault fusionne avec Fiat Chrysler, c’est probablement de peur que le groupe italo-américain prenne les commandes plus tôt que prévu. De plus, Renault ne veut pas s’installer sur le marché américain, car il y a déjà Nissan qui est très bien implanté, et dans l’alliance, il est stipulé que Renault ne doit pas être en Amérique.

Si une fusion PSA – Fiat Chrysler a lieu, il est peu probable que Fiat Chrysler laisse PSA implanter ses marques Outre Manche. Par contre, ce qui pourrait arriver, c’est que l’on puisse trouver des moteurs Puretech downsizés dans les Alfa Romeo et autres Fiat. Il y a peu de chance que la nouvelle 508 utilise le V6 de Fiat Chrysler. Personnellement, je ne veux pas de Puretech en dessous du capot de l’Alfa Romeo Giulia (dont j’en parlerai prochainement sur Autolyse).

De plus, Carlos Tavares veut diriger un grand groupe automobile. Il a des ambitions, c’est bien, mais il ne faut pas que ce soit au détriment de PSA. Enfin, ce qui pose problème, c’est qu’avec cette fusion, on aura beaucoup de marques qui se ressembleront. Quelle est l’intérêt d’avoir 8 marques avec les mêmes moteurs ? On va retrouver du 136 chevaux électrique dans tous les modèles prévus pour ? Ou encore le fameux 1,6 Puretech dans les berlines familiales ?

En conclusion

Quoi qu’il en soit, cette fusion n’est pas de bon augure pour celui qui veut s’amuser avec les Alfa Romeo. Au moins, les gros moteurs sont encore présents chez Fiat Chrysler. Maintenant, c’est aussi ce qui les dessert car ils payent souvent des amendes dû à la taxe C02. Ils ne pourront pas acheter les droits de polluer à Tesla à vie, comme ils l’ont fait l’année dernière pour 700 millions d’euros.

De toute manière, Fiat Chrysler développera de l’hybride rechargeable ainsi que l’électrique. Seulement, ils veulent réduire les coûts le plus vite possible. Et pour cela, ils préfèrent opter pour la fusion avec un groupe qui serait déjà à l’avance à ce niveau. Dommage pour eux, parce que PSA a plus de retard que Renault, même si ça commence à se valoir. A voir ce que ça va donner, mais dans les faits, peu probable qu’une suite favorable à la fusion se dessine.

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