Malgré les coupures de courant, le Nigeria s’entiche des voitures électriques
Le Nigeria, riche en ressources pétrolières, se retrouve face à un défi énergétique majeur avec des coupures de courant qui touchent quotidiennement la vie des citoyens. Pourtant, l’attrait pour les voitures électriques se renforce. De nombreux Nigérians, comme Khalifa Abubakar Alhassan, possèdent des véhicules électriques, profitant des périodes comme la nuit pour recharger. Dans le quartier d’Abuja où il réside, Khalifa souligne que l’approvisionnement en électricité est variable selon les zones, certains quartiers étant avantagés par une fourniture plus stable.
Cette tendance s’explique par la montée des coûts des carburants : depuis 2023, les prix ont grimpé de 650 %, une situation découlant de la suppression des subventions, de l’inflation et des conséquences des conflits géopolitiques. Par conséquent, l’adoption de véhicules électriques est perçue comme une alternative économique viable. Le gouvernement nigérian ambitionne de transformer son parc automobile en pratiquement totalement électrique d’ici 2060, intégrant ainsi l’électromobilité dans sa stratégie de transition énergétique.
Cette dynamique s’accompagne de l’instauration de mesures telles que des exonérations sur les droits d’importation pour les véhicules électriques. Néanmoins, pour de nombreux conducteurs, les coupures d’électricité représentent un véritable frein. Certains optent même pour des générateurs à essence pour recharger leurs véhicules, une solution qui, bien que peu écologique, demeure plus abordable que le carburant classique.
