Accueil Analyse La BMW Série 1 passe en traction, est-ce si horrible que ça ?

La BMW Série 1 passe en traction, est-ce si horrible que ça ?

par Sam

Ça y est, c’est terminé. La BMW Série 1 a perdu ce qui faisait la spécificité de ce modèle. Ce n’est pas tant le fait qu’elle passe de 6 à 4 cylindres, puisque de toute façon on a compris que la plupart des constructeurs passeront par-là. Puis, tant que la voiture avance bien, le soucis n’est pas tellement là. Non, le problème, c’est le passage de la propulsion à la traction. Et pour un puriste de la marque bavaroise, ça peut faire mal.

BMW va donc sortir sous peu la nouvelle Série 1, qui aura donc la particularité de proposer tout ce que l’on retrouve chez les autres marques. Pour BMW, c’est un pas en arrière. Quand Mercedes sort la nouvelle Classe A, elle part tellement de loin qu’elle est devenu la compacte allemande iconique, au point de détrôner la Audi A3. Maintenant, tous les lycéens et étudiants ne jurent que par la Classe A, alors qu’elle était inexistante à leurs yeux jusqu’alors.

L’histoire de la Série 1

Ici, on a BMW qui propose le même produit que Mercedes avec la Classe A, sauf que l’histoire de la compacte bavaroise n’est pas la même. Sorti en 2004, la première génération de la série 1 (E87) était bien proposé avec un 4 cylindres, en 5 portes. Mais dès 2005, la gamme prend son envol. Tout d’abord, elle passe à une motorisation en 6 cylindres. Puis, une version 3 portes fait son apparition en 2007, suivi d’une version coupé et d’une version cabriolet, sorti en octobre de la même année. Au total, il existe quatre déclinaisons de la Série 1.

Au delà de ses innovations de l’époque comme la récupération de l’énergie de freinage; les volets d’air pilotés fermant automatiquement quand les besoins en refroidissement du véhicule sont réduits – ce dans le but de réduire sa consommation, et donc sa pollution; la BMW Série 1 était proposé en propulsion. A l’époque, c’était normal pour la marque bavaroise, à tel point qu’elle n’en fait pas un argument de vente. C’est inné quoi. Une version survitaminé, nommé Série 1 M de 340 chevaux sort également en 2011.

La seconde génération sorti en 2011 reconduit ce beau monde, les coupés et les cabriolets quant à eux passeront sous la dénomination Série 2. La version M existe encore. La propulsion également.

Puis, le bas blesse lors de la présentation de la troisième génération de la Série 1. Comme la Série 2, elle passe en traction avant. Un comble pour BMW, même si les fans de la marque vont tout de même acheter la Série 1 en masse. De plus, le maximum de puissance sera donc de 306 chevaux, avec la M135i xDrive, proposé en traction intégrale et avec le 4 cylindres.

On sera même à 3 cylindres avec le 118i qui développe 140 chevaux. Ça, c’est pour les moteurs essences. Pour les versions diesels, on retrouvera les 116i, 118i et 120i xDrive qui développent respectivement 116, 150 et 190 chevaux. Pareil, on retrouve un 3 cylindres pour le 116i, et 4 cylindres pour les deux autres propositions.

Une critique vient également concernant les haricots à l’avant, qui ont grossi depuis la phase précédente. Mais il semblerait que cette tendance se poursuivra chez toute la gamme, notamment quand on a découvert le concept car Concept 4 sorti lors du Salon de Francfort. Sur celle-ci, les haricots prennent toute la hauteur du pare choc avant. Sur la Série 1, c’est bizarre lorsqu’on découvre ces gros haricots, au départ. Puis, on finit par s’y habituer.

Une BMW qui ne sort plus du lot

Le problème de ce nouveau modèle, c’est qu’il se fond dans la masse. BMW sait que ça va marcher, parce que son logo y sera implanté. On a donc affaire à une voiture qui se vendra parce que c’est BMW. Parce que la Série 1 ne se différencie plus tellement de ces concurrents. Personnellement, je lui préfère largement la nouvelle Classe A de Mercedes. Ce n’est pas cette série 1 qui me fera changer d’avis.

Je trouve que son style est trop lourd. Il y a trop de détails sur la carrosserie, ce qui fait qu’au fond, on a une voiture surchargée. Et ce tant à l’avant qu’au niveau du coffre. Si tu la prends en blanc, j’imagine que ces détails seraient moins visibles. Au niveau du coffre toujours, rien de transcendant, si ce n’est que l’on retrouve que ce BMW fait déjà sur ses autres véhicules.

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Enfin, on peut concéder que l’intérieur est globalement sympa mais là encore, on retrouve une inspiration de la Classe A 2019, surtout au niveau de l’écran longitudinale qui prend une grande place au sein du tableau de bord. L’intérieur reste agréable et à l’air du temps, donc je n’ai pas de critique particulière à soumettre lui concernant.

Pourquoi ces changements sur la série 1 ?

La raison du passage au 4 cylindre et à la traction avant s’explique par les normes européennes. Le 3 à 4 cylindres à la place du 6 cylindres est tout simplement une conséquence du downsizing, qui est une pratique permettant aux constructeurs de réduire la consommation du moteur en le rétrécissant. Ce faisant, le taux de CO2 émis diminue. En tout cas, pour ce qui est de l’homologation.

De plus, le passage à la traction s’explique du fait que ce mode de transmission rejette moins de CO2 que la propulsion. Ainsi, tous ces changements sur la Série 1 ont été réalisés surtout pour réduire les émissions de CO2. Dans les faits, une personne qui souhaitera avoir une propulsion devra acheter une Série 3 ou au delà encore. Elles existent encore, mais plus chez la Série 1 ou la Série 2, notamment.

Est-ce que ça dérange qu’elle soit en traction auprès du grand public ?

Les gens attendent avec impatience l’arrivée de la nouvelle Série 1. Quand je dis à certains de mes amis qu’elle ne sera plus en propulsion mais en traction; la réponse que j’avais très souvent était : « Et alors ? ». Les gens n’en ont rien à faire qu’elle passe en traction avant. Tant que c’est une BMW Série 1. En tout cas, c’est l’avis du grand public.

En réalité, à part les fans purs et durs de la Série 1 d’origine, tout le monde n’en a rien à faire qu’elle soit en traction avant. C’est comme ça que la société de consommation est faite. BMW sait que les gens ne jurent que par l’image que renvoie le véhicule. C’est pour ça qu’on a, d’une part, les haricots qui grossissent (pour un avant plus viril) et d’autre part, une Série 1 qui ne jure que par l’esthétique.

C’est comme la Mercedes Classe A qui possède des moteurs Renault jusqu’à l’A200. Quand tu leur dis ça aux gens, ils te répondront aussi « Et alors ? ». Parce que la masse veut seulement, au choix, l’étoile ou les gros haricots sur la calandre. Ils veulent les LED de jour, qu’ils filmeront en pleine action pour leurs story Instagram.

Les prix de la nouvelle Série 1

Au final, la Série 1 va cartonner. Le prix de départ est de 27 300€ pour la 116i, mais on peut monter jusqu’à 36 950€ pour la finition M Sport (donc pas la vraie M) pour la 118i DKG7 (boite automatique à 7 rapports). La M135i en BVA8 aura pour prix de départ 54 500€. Les tarifs sont sensiblement les mêmes, on constate une légère augmentation de 150€ pour les prix de départ. Reste à voir les prix des options qui font généralement gonfler le tarif.

Mais puisqu’on sait que la plupart des personnes la prendront en location, il faudra avancer à partir de 2 400€ pour le premier loyer, puis 295€ par mois. Là encore, le prix variera selon les finitions et les options choisies. D’ailleurs, la publicité qui passe à la télévision met très bien en avant cette offre de location, détaillé sur un écran noir juste à la fin.

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